Vous avez choisi votre textile et votre technique d’impression. Reste un détail qui change tout : le fichier de votre visuel. Un fichier mal préparé, c’est un rendu flou, des couleurs décevantes ou des allers-retours qui retardent la production. Un fichier propre, à l’inverse, garantit un résultat fidèle et net. Chez Persona Workshop, atelier d’impression textile à Lyon, on vous explique comment préparer un fichier vraiment « print-ready ». Pas besoin d’être graphiste : ce guide va à l’essentiel.

Vectoriel ou pixel : la première grande question

C’est LA distinction fondamentale à comprendre.

  • Le vectoriel (formats .ai, .eps, .pdf, .svg) décrit le visuel par des courbes mathématiques. Il s’agrandit à l’infini sans jamais perdre en qualité. C’est le format idéal pour les logos, textes et aplats, et il est quasi indispensable en sérigraphie et en flocage.
  • Le pixel / bitmap (formats .jpg, .png, .tiff, .psd) décrit le visuel par une grille de points. Si on l’agrandit trop, il devient flou et « pixelisé ». C’est le format des photos et des visuels complexes.

Règle simple : si votre visuel est un logo ou du texte, fournissez du vectoriel. Si c’est une photo, fournissez un fichier pixel en haute résolution.

La résolution : le piège des images pixel

Pour un fichier pixel, la résolution se mesure en DPI (points par pouce). La norme pour l’impression est de 300 DPI à la taille réelle d’impression.

Le piège classique : récupérer une image sur internet ou sur les réseaux sociaux. Ces images sont en basse résolution (souvent 72 DPI) et petites : agrandies sur un t-shirt, elles deviennent floues. Une image qui paraît nette sur un écran de téléphone peut être inexploitable en impression A4 sur un vêtement.

À vérifier : votre image fait-elle au moins la taille d’impression souhaitée, à 300 DPI ? Si vous l’imprimez en 25 cm de large, il vous faut environ 3000 pixels de large.

Les modes colorimétriques : RVB vs CMJN vs Pantone

Les couleurs ne se gèrent pas de la même façon selon le support :

  • RVB (RGB) : le mode des écrans. Lumineux, large gamme, mais pas le mode d’impression.
  • CMJN (CMYK) : le mode de l’impression quadrichromie. Certaines couleurs vives à l’écran ne sont pas reproductibles à l’identique : il est normal qu’un visuel paraisse légèrement plus terne une fois converti.
  • Pantone (couleurs spot) : en sérigraphie, on travaille souvent par couleurs « tons directs ». Indiquer une référence Pantone permet de caler une couleur précise (essentiel pour une charte de marque).

Conseil : si une couleur est cruciale pour votre marque, donnez-nous sa référence Pantone plutôt qu’une simple capture d’écran.

Les détails qui font la différence

  • Fond transparent. Pour un visuel détouré, fournissez un .png ou un fichier vectoriel à fond transparent (et non blanc), sauf si le fond fait partie du design.
  • Polices vectorisées. Si votre fichier contient du texte, vectorisez les polices (« créer des contours / outlines ») pour éviter qu’elles ne se substituent par une autre police chez nous.
  • Visuel à la bonne taille. Indiquez la dimension d’impression souhaitée (ex. logo de 8 cm de large à la poitrine) et l’emplacement.
  • Nombre de couleurs maîtrisé. En sérigraphie, chaque couleur compte (un écran par couleur). Un visuel pensé en aplats limités est plus simple et plus économique.
  • Marges et zones de sécurité. Évitez de coller les éléments importants au bord du visuel.

Le récapitulatif par technique

  • Sérigraphie → vectoriel de préférence, couleurs en aplats, références Pantone si besoin, nombre de couleurs limité.
  • Flocage / flex → vectoriel obligatoire (le visuel est découpé), une couleur de vinyle par zone, idéal pour textes et logos simples.
  • DTG / transfert DTF → fichier haute résolution (300 DPI), fond transparent, couleurs riches acceptées, parfait pour les visuels détaillés et multicolores.
  • Broderie → un fichier de référence net suffit pour réaliser le programme de broderie (la « numérisation » est faite par l’atelier).

Le BAT : l’étape qu’on ne saute jamais

Avant de lancer la production, on vous transmet un BAT (Bon À Tirer) : une visualisation du rendu (placement, taille, couleurs). Validez-le attentivement — c’est le moment de corriger une faute de frappe, un placement ou une teinte. Une fois le BAT validé, la production démarre sur cette base.

Pas de fichier prêt ? On vous accompagne

Vous n’avez qu’un croquis, une idée ou un logo en basse résolution ? Pas de panique. On peut vous aider à préparer, redessiner ou vectoriser votre visuel pour qu’il soit parfaitement adapté à l’impression. Mieux vaut investir un peu sur le fichier en amont que d’être déçu du résultat.

FAQ — Fichiers d’impression

Quel format de fichier envoyer ? Idéalement un fichier vectoriel (.ai, .eps, .pdf, .svg) pour les logos et textes. Pour une photo, un fichier haute résolution (300 DPI) au format .png, .tiff ou .jpg de qualité.

Mon image est en basse résolution, c’est grave ? Pour une grande impression, oui : le rendu risque d’être flou. On peut vous aider à recréer ou vectoriser le visuel.

Pourquoi mes couleurs changent-elles à l’impression ? Parce que l’écran (RVB) et l’impression (CMJN / Pantone) ne couvrent pas la même gamme. Pour une couleur exacte, fournissez une référence Pantone.

Vous pouvez créer le visuel pour moi ? Oui, on peut vous accompagner sur la préparation, le redessin ou la vectorisation de votre fichier.

Envoyez-nous votre projet, on s’occupe du reste

Un bon fichier, c’est l’assurance d’une belle impression. Si vous avez un doute, montrez-nous votre visuel : on vous dit s’il est prêt et on vous aide à l’optimiser.

👉 Demandez votre devis gratuit en ligne — joignez votre fichier, on l’analyse.

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